La ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, a lancé depuis le 08 mars 2019 un plan de lutte contre l’endométriose. Cette maladie gynécologique touche aujourd’hui une femme en âge de procréer sur 10. Généralement récidivante, l’endométriose est une maladie chronique qui reste encore méconnue. La mise en place d’un plan d’action national sur l’endométriose a pour objectifs : l’amélioration des soins prodigués aux femmes et lutter contre la méconnaissance de cette maladie chez le grand public et le personnel de santé. Un espoir de traitement préventif et curatif pour ces femmes atteintes de cette maladie complexe et douloureuse.

Combattre la maladie sur le terrain

Le plan d’action mis en place par le ministère de la Santé vise à combattre l’endométriose sur le terrain. Il se décline en trois axes principaux :

  • Rechercher des signes d’endométriose dès l’adolescence : des consultations obligatoires entre 11 et 13 ans et entre 15 et 17 ans sont en mis en place pour mieux dépister cette maladie et améliorer la prise en charge dès le plus jeune âge ;
    • Mettre en place des « filières endométriose » dans toutes les régions de France d’ici la fin 2019, afin d’améliorer l’accompagnement des femmes atteintes d’endométriose et de préserver leur fertilité. Ces nouvelles mesures permettront de regrouper, sur ces questions de prises en charge de la douleur, l’ensemble des professionnels de santé (médecins généralistes, gynécologues, chirurgiens, sages-femmes, psychologues, etc.) et associations de patientes ;
    • Renforcer la formation des professionnels de santé : le renforcement de la formation initiale et continue des professionnels de santé concernés permettra de mieux de repérer les « signes d’alerte » et d’assurer « une prise en charge de premier recours ».

Invité de RMC, le gynécologue et endocrinologue, Christian Jamin, nous explique les symptômes, la prise en charge et les traitements mis en place pour lutter efficacement contre l’endométriose.

Une campagne de sensibilisation coup de poing

À l’occasion de la semaine européenne de prévention et d’information sur l’endométriose (du 4 au 11 mars 2019) une campagne de sensibilisation a donc été lancée sur les réseaux sociaux et dans les cinémas. Elle vise à mieux faire faire connaître cette maladie et améliorer sa prise en charge. Le but étant de montrer comment ces femmes vivent leur maladie au quotidien, dans leur couple comme dans leur corps. Malheureusement, il n’y a pas encore de traitement miracle pour une guérison définitive. La chirurgie restant l’unique traitement d’élimination complète des lésions associées à l’endométriose pelvienne profonde. Aussi, les progrès chirurgicaux en la matière rendent les opérations de plus en plus conservatrices des tissus sains. Moins invasives, les interventions chirurgicales conduisent dans la majorité des cas à une disparition plus ou moins durable des douleurs. Toutefois, la tendance est d’opérer de moins en moins, car il existe aujourd’hui des traitements médicaux efficaces pour faire disparaître les symptômes et empêcher que la maladie se développe. D’où l’importance d’un diagnostique fiable et d’une prise en charge efficace afin d’éliminer la maladie le plus radicalement possible et de réduire tout risque de récidive.

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